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Quatre vendredis de jeûne et de prière pour sortir d’une bioéthique aveuglée, les vendredis 15, 22, 29 janvier et 5 février, à la demande des évêques de France. Plus d’information ici

Pour décrypter cette fuite en avant de la culture de mort, voici une analyse apportée par « la sélection du jour » :

En pleine crise sanitaire, économique et sociale, le gouvernement a choisi de poursuivre et même de hâter la révision de la loi bioéthique. Olivier Véran, le ministre des solidarités et de la santé, souhaite « vivement » que le nouveau projet de loi « relatif à la bioéthique » soit adopté « avant l’été ». Le texte gouvernemental, adopté en deuxième lecture par l’Assemblée nationale au cœur de l’été 2020, en catimini dans la nuit du vendredi 31 juillet au samedi 1er août, sera examiné par le Sénat début février. Ce projet de loi autorise la « PMA pour toutes », autrement dit la procréation médicalement assistée mais sans motif médical, de bébés privés de père pour des femmes fertiles, avec les moyens de la technologie médicale remboursés par la Sécurité sociale. Outre cette mesure-phare, le projet de loi ouvre la porte à la création d’embryons chimères par ajout de cellules d’embryons humains à des embryons d’animaux … Il contient aussi une disposition permettant un avortement pour « détresse psychosociale » jusqu’au terme de la grossesse, et la suppression du délai de réflexion pour l’Interruption médicale de grossesse (IMG). Avant d’examiner ce projet de loi en deuxième lecture, les Sénateurs vont examiner, à partir du 20 janvier, la proposition de loi Gaillot (de la députée du Val-de-Marne Albane Gaillot ex-LREM et cofondatrice du nouveau mouvement Écologie Démocratie Solidarité -EDS). Renchérissant sur le projet de loi gouvernemental, cette proposition de loi prévoit notamment d’étendre les possibilités de l’IVG de 12 à 14 semaines, de supprimer le désormais très mince délai de réflexion de 48h, de supprimer la clause de conscience spécifique des médecins et du personnel soignant, sans oublier de renforcer la législation relative au « délit d’entrave à l’IVG ». Ce texte a été adopté en première lecture par les députés le 8 octobre 2020 sans que les représentants des professionnels de la santé, ni de la société civile, n’aient été consultés (pris de court, le Conseil national de l’Ordre des médecins a diffusé un communiqué de presse, le 10 octobre dernier, pour exprimer son opposition à la suppression de la clause de conscience spécifique à l’avortement tandis que l’Académie Nationale de Médecine s’opposait à l’allongement du délai à 16 semaines d’aménorrhée). Les députés avaient également repoussé la proposition d’organiser un débat public avant toute modification de la législation de l’avortement.

« Toujours plus d’IVG » paraît être devenu le mantra des législateurs depuis la loi Veil. Alors que l’Allemagne et l’Italie, grâce à des politiques de prévention, n’enregistrent « que » 100 000 avortements par an, la France en compte plus de 230 000 (232 244 avortements en 2019) et laisse les femmes à la merci de pressions sociale, médicale et économique. Le délai de réflexion d’une semaine a été supprimé en 2016, par la loi de « modernisation » du système de santé. Pire : depuis 2017, ceux qui voudraient mettre en œuvre une prévention en accompagnant les femmes enceintes encourent les foudres de la loi. Le déni de l’identité propre de l’embryon ou du fœtus (« un amas de cellules » selon la précédente ministre de la Santé, Agnès Buzyn) a beau contredire l’évidence scientifique que la mère et son bébé ont des corps distincts, dotés d’ADN différents, la science est priée de s’éclipser devant le vieux slogan féministe : « Mon corps m’appartient ».

Ici une courte vidéo pour décrypter le projet de loi bio-éthique

 

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