Le CCFD Terre Solidaire et les Médiatrices de Paix en Centrafrique

 Dans Annonces, Saint Gildas de la Mer, Saint Jean Baptiste en Retz

En cette fin d’année 2020 Marie-Mathurine Dongoula, Awa Abdaraman et leurs compagnes du village de Koulamandja, à 22 kilomètres de Bangui en Centrafrique, ont fort à faire. La peur est revenue et avec elle, les tensions entre voisins, dans les couples, dans les familles. Une rumeur a couru : « Ils arrivent ! »  a lancé un habitant, puis un autre, en parlant des groupes armés. L’effroi les a saisies, puis Marie-Mathurine et Awa ont décidé de ne pas fuir et elles ont convaincu les autres. Avec ce qu’elles ont appris à faire : dialoguer, apaiser, expliquer. Chacun est resté chez soi, pour ne pas livrer les modestes maisons aux pilleurs qui ne se sont finalement jamais montrés.

Chrétiennes et musulmanes, main dans la main.

Elles sont une cinquantaine dans le village à appartenir au réseau de médiatrices de paix formées depuis 2015, en pleine guerre civile, par la PIJCA (Plateforme interconfessionnelle de la Jeunesse centrafricaine). Un programme conçu et financé par le CCFD Terre Solidaire, destiné à régler les conflits locaux et contribuer à la réconciliation. Chrétiennes, comme Marie-Mathurine et Musulmanes, comme Awa, elles opèrent main dans la main. Ce qui, ici, a son importance.

Plus de 300 médiatrices de paix dans tout le pays aujourd’hui.

Malgré la panique que suscitent ces hommes armés sur leurs motos ou leurs pick-up, le réseau des médiatrices sociales pour la paix fait partie de ces structures qui tiennent le coup. Et qui permettent à la société de ne pas s’effondrer. Exclusivement féminin, il se développe en rhizome : les médiatrices en forment d’autres, elles-mêmes vouées à partager leur expérience. Elles sont plus de 300 dans tout le pays aujourd’hui.

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