Il s’agit de la seule église du XVIIème siècle en pays de Retz.

La sobre architecture du bâtiment témoigne du style Louis XIII. Les décorations superflues sont bannies. La pierre reste apparente et peu sculptée, le pavage est sommaire. L’église dessine une croix et son chevet est orienté vers le levant. Au couchant, la sortie de la nef aboutit sous le porche d’une ancienne tour fortifiée datant du Moyen Age, édifiée là pour surveiller le cours de la rivière de Haute-Perche. Cette église mentionnée par Victor Lucien Tapié dans son célèbre « Baroque et Classicisme » date de l’époque de la Contre-Réforme catholique qui encouragea la mise en œuvre d’une décoration intérieure maniériste ou baroque donnant à la foule des fidèles un avant-goût d’un monde merveilleux et céleste.

Le grand retable de la nef centrale aujourd’hui disparu a été remplacé par le buffet d’orgue. Mais on le devine paqué sur l’abside. Les statues de saint Pierre et de saint Paul en sont les rescapés. Les boiseries du chœur, montées au siècle dernier, reprennent d’ailleurs dans leur décoration des motifs du grand retable disparu. Les fonts baptismaux datent de 1693. Les chapelles latérales reçurent leur propre retable, plus modeste. Ceux qui existent aujourd’hui ne sont que des copies datant de 1833. Il ne subsiste des précédents que les élégantes colonnes galbées de marbre noir. Le panneau central de chacun d’eux recevait la toile peinte pendue aujourd’hui sur le mur en vis-à-vis. D’un côté saint JeanbBaptiste, de l’autre, le don du rosaire à saint Dominique et sainte Catherine de Sienne.

Après la révolution, l’église tomba en ruine. Une première restauration eut lieu vers 1825, sous l’impulsion de mademoiselle de La Sicaudais de la Jarrie. On retrouve d’ailleurs des anges de la même facture dans la chapelle du château de la Jarrie. Une mission organisée en 1829 eut pour objectif de rappeler à l’ordre les paroissiens pour protéger leur église. A partir de 1837, sous la conduite du curé Fierabras, une complète rénovation fut menée. Les travaux les plus importants débutèrent en 1857. On acquit à cette occasion le fameux carillon qui fait aujourd’hui le bonheur des Clionnais et le charme de ce petit bourg agréable.

L’église du Clion, par sa simplicité  et son unicité, est à voir et à protéger.

Extrait du livre « PORNIC- étoile et reine- (p.128)  de Dominique Pierrelée.

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