Réconciliez-vous avec Dieu !

 Dans Brèves, Saint Gildas de la Mer, Saint Jean Baptiste en Retz

Réconciliez-vous ! Pour respecter les mesures sanitaires, et en attendant qu’il soit à nouveau possible de recevoir le sacrement du pardon, voici une méditation de la parabole du Père et de ses deux fils. La parabole est suivie de questions pour une vraie démarche de réconciliation avec Dieu et avec ses frères. En version imprimable, c’est ici !

A la suite de saint Paul « nous vous en supplions, au nom du Christ, laissez-vous réconcilier avec Dieu ». En complément de ce temps de prière, vous êtes invités à exercer la charité concrète envers vos frères, car ainsi que le rappelle st Jacques : « la charité couvre une multitude de péchés ».
Que le Seigneur bénisse votre démarche en ce temps d’épreuve mais aussi de conversion. p. Arnaud +

11 Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils.

12 Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.

13 Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.

14 Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.

15 Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.

16 Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.

17 Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !

18 Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.

19 Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.”

20 Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.

21 Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”

22 Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,

23 allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,

24 car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.

25 Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses.

26 Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.

27 Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”

28 Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier.

29 Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.

30 Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”

31 Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.

32 Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

 

Le fils prodigue a voulu rompre avec son père et il a gaspillé ses dons.

Il a l’honnêteté de le reconnaître.

Ayons l’honnêteté de reconnaître nos péchés : en pensées, en paroles, par actions et par omissions.

Toi, tu dis qu’il faut aimer Dieu de tout son cœur, le servir en toute chose…

Moi, je mets Dieu de côté si souvent, mes jours s’écoulent sans prière, sans une pensée pour lui. J’ai trouvé des idoles pour le remplacer : l’abus du sport, de la télé, des jeux vidéo… Il m’est arrivé de faire appel à la voyance, à la magie, au spiritisme, de consulter un horoscope…

Toi, tu dis qu’il faut toujours prier et ne jamais se décourager…

Moi, je compte sur mes seules forces. Je n’ai pas remercié Dieu pour les grâces reçues. Je suis devenu négligent. J’ai manqué la messe pour un rien. Et, quand arrivent la souffrance, la maladie, la mort de quelqu’un, j’accuse Dieu.

Toi, tu dis que tu es la Lumière, le Chemin, la Vérité et la Vie.

Moi, j’ai fais très peu d’efforts pour mieux connaître ton Évangile et l’enseignement de l’Église. J’ai manqué de volonté pour m’instruire davantage sur ma foi. J’ai négligé l’éducation chrétienne de mes enfants…

Toi, tu dis qu’il faut respecter Dieu et respecter son prochain.

Moi, j’ai parlé de Lui sans respect. Et quand j’entends de mauvaises plaisanteries autour de moi, je n’ai pas le courage de me montrer chrétien.

Toi, tu dis que tout le bien ou le mal qu’on fait aux autres, c’est à toi qu’on le fait.

Moi, je n’aime pas ou peu. Mes jugements sont souvent rapides ou faux. J’ai été blessant, rancunier, vengeur. Je me suis moqué de ceux qui sont différents par leur culture ou leur religion. Je les ai exclus et même méprisés.

 

Toi, tu dis qu’on ne doit pas tuer.

Moi, j’ai parfois démoli les autres, par exemple en racontant n’importe quoi. J’ai aussi abîmé ma propre vie par l’usage de la drogue, de l’alcool, du tabac… J’ai été violent en actes ou en paroles, peut-être jusqu’à tuer la vie… conseiller ou pratiquer l’avortement, l’euthanasie.

Toi, tu dis de ne pas mentir.

Moi, j’ai menti. J’ai triché de bien des manières. J’ai porté un masque pour cacher mon manque de vérité, de loyauté.

Toi, tu dis de ne pas voler.

Moi, j’ai fais mien le bien des autres, à mon travail, dans les magasins, en ne payant pas mes impôts ou en employant quelqu’un sans le déclarer… Il m’est arrivé de détruire le bien d’autrui par plaisir ou par vengeance.

Toi, tu dis à Marie-Madeleine, la pécheresse : « Va et ne pèche plus. »

Moi, je n’ai pas toujours gardé la pureté. J’ai cherché dans des revues, des films, ou sur internet des images qui avilissent la sexualité. Je n’ai pas toujours été fidèle aux engagements de mon mariage.

Toi, tu dis de nous aimer comme tu nous as aimés.

Mon égoïsme, mon sans-gêne, ma mauvaise humeur, mon désir d’avoir toujours raison, mes réponses dures, mes impatiences m’ont empêché d’aimer les autres. Il m’est arrivé de me servir des autres au lieu de les servir…

Toi, tu dis que celui qui insulte ou méprise son frère sera jugé.

Moi, j’ai refusé de pardonner aux autres. J’ai injurié, médit, calomnié, dit des paroles méchantes…

 

Après cet examen de conscience, on peut dire l’acte de contrition de tout son cœur, puis relire la parabole.

 

« Père, j’ai péché contre toi et mes frères, mais près de Toi se trouve le pardon.

Accueille mon repentir et donne-moi la force de vivre selon ton amour ! »

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